Par ailleurs, Mûsâ ibn ʿUqba rapporte que ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzîz regroupait le Maghrib et l’ʿIshâʾ al-âkhira lorsqu’il pleuvait, et que Saʿîd ibn al-Musayyab, ʿUrwa ibn az-Zubayr, Abû Bakr ibn ʿAbd ar-Raḥmân ainsi que les cheikhs de cette époque priaient avec eux sans le désapprouver. ⦗1⦘
Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya ﵀ commente : « Ces récits montrent que le regroupement des prières en raison de la pluie est une pratique ancienne, mise en œuvre à Médine à l’époque des Compagnons et des Successeurs. Comme rien n’a été rapporté indiquant qu’un seul d’entre eux s’y soit opposé, on sait — par transmission mutawâtir (transmise par voies multiples) — qu’ils considéraient cette permission comme établie. Cela n’implique toutefois pas que le Prophète ﷺ ait seulement regroupé pour cause de pluie ; s’il l’a fait pour un motif moindre que la pluie, tout en le faisant également lorsque la pluie tombait, il en découle qu’il a regroupé alors qu’il n’y avait ni crainte ni pluie. De même, s’il a regroupé en voyage et a aussi regroupé à Médine, il a alors regroupé à Médine sans qu’il y ait ni crainte ni voyage. Ainsi, lorsque Ibn ʿAbbâs déclare : « Il a regroupé sans ceci ni cela », il ne nie pas le regroupement pour ces raisons ; il l’affirme au contraire, car il a regroupé en leur absence, même si… »