car, poursuit-il, cette parole montre qu’il est plus indiqué de procéder au regroupement pour ces cas-là. Il s’agit d’une mise en garde par l’exemple : lorsque le Prophète ﷺ a regroupé ses prières, il a levé une gêne qui existait déjà en l’absence de crainte, de pluie ou de voyage ; à plus forte raison faut-il lever la gêne précisément causée par ces situations, et il est donc plus justifié de regrouper les prières pour elles que pour d’autres motifs. ⦗1⦘
Des récits ⦗2⦘ rapportés des Compagnons et des Successeurs viennent également confirmer le regroupement en raison de la pluie. Ainsi, Nafiʿ rapporte que ʿAbdullâh ibn ʿUmar, lorsque les gouverneurs regroupaient le Maghrib et le ʿIshâʾ à cause de la pluie, se joignait à eux pour les regrouper. ⦗3⦘
Hishâm ibn ʿUrwa rapporte encore que son père ʿUrwa, Saʿîd ibn al-Musayyib et Abû Bakr ibn ʿAbd ar-Raḥmân ibn al-Ḥârith ibn Hishâm ibn al-Mughîra al-Makhzûmî regroupaient le Maghrib et le ʿIshâʾ lors d’une nuit pluvieuse, chaque fois qu’ils déclaraient les deux prières regroupées, et personne ne le réprouvait. ⦗4⦘