quelle raison il avait agi ainsi ? Il répondit : « Il voulait éviter toute gêne à sa communauté. » ⦗1⦘
Le Majd Ibn Taymiyya (m. 652 H) commente : « Par son implication, ce ḥadith établit la possibilité de regrouper les prières en cas de pluie, de crainte ou de maladie. Si l’on a dérogé à sa portée littérale pour d’autres motifs, c’est en raison du consensus et des textes fixant les horaires ; son implication, elle, reste valable. De plus, le ḥadith authentique concernant la femme atteinte d’istihâda — et l’istihâda est un type de maladie — confirme le regroupement pour cause de maladie. » ⦗2⦘
L’imam al-Albânî — qu’Allah lui fasse miséricorde — déclare au sujet des mots d’Ibn ʿAbbâs « sans crainte ni pluie » : « … cela montre que le regroupement pour la pluie était déjà connu à l’époque du Prophète ﷺ ; s’il n’en avait pas été ainsi, il n’y aurait eu aucun intérêt à nier la pluie comme motif recevable de regroupement. Médite donc là-dessus. » ⦗3⦘
Cheikh al-Islâm Ibn Taymiyya, commentant lui aussi la parole d’Ibn ʿAbbâs « sans crainte ni pluie », puis « ni voyage », dit : « Le regroupement mentionné par Ibn ʿAbbâs n’était motivé ni par l’un ni par l’autre de ces cas. Imam Aḥmad s’en est donc servi pour autoriser, a fortiori, le regroupement dans ces situations, car…»