et certains ont expliqué qu’il s’agit d’un regroupement justifié par la maladie ou par toute circonstance équivalente ; c’est l’avis retenu, conforme au sens apparent du ḥadith, corroboré par la pratique d’Ibn ʿAbbās et l’assentiment d’Abū Hurayra, car la gêne qu’il entraîne est plus forte encore que celle occasionnée par la pluie… ⦗1⦘
Notre maître, l’imam ʿAbd al-ʿAzīz ibn ʿAbd Allāh Ibn Bāz – qu’Allah lui fasse miséricorde – a déclaré : « L’opinion correcte est de considérer que le Prophète ﷺ a regroupé ces prières en raison d’une gêne passagère survenue ce jour-là : maladie marquée, froid intense, boue, ou toute situation semblable. Cela est confirmé par la parole d’Ibn ʿAbbās, interrogé sur la cause de ce regroupement : “Afin de ne pas mettre sa communauté dans l’embarras.” Voilà une réponse magistrale, pertinente et suffisante. Allah est le plus Savant. » ⦗2⦘
Il est également authentiquement rapporté que le Prophète ﷺ ordonna à Ḥamnah bint Jaḥsh, lorsqu’elle souffrait d’un écoulement sanguin chronique (istihāḍa), de retarder ẓuhr et d’avancer ʿaṣr, ainsi que de retarder maghrib et d’avancer ʿishāʾ ⦗3⦘ ; c’est ce que l’on appelle le « regroupement apparent » ⦗4⦘.
Et l’affection qui autorise le regroupement est