et c’est précisément ce que l’on tient pour établi dans le ḥadith d’Anas, rapporté par Al-Hâkim et par Abû Nuʿaym dans son Mustakhraj sur Muslim, ainsi que dans le ḥadith de Muʿâdh consigné par At-Tirmidhî et Abû Dâwûd, comme nous l’avons déjà mentionné.
Troisième degré : lorsque le voyageur fait halte aux deux horaires concernés et qu’il demeure installé de façon continue, la pratique la plus courante du Prophète ﷺ est de ne pas regrouper les deux prières ; il célébrait chaque office à son heure, en le raccourcissant, comme il le fit à Minâ et durant la majeure partie de ses déplacements. Il lui arrivait cependant, à l’occasion, de procéder au regroupement alors même qu’il était établi pour un arrêt prolongé, ainsi que le rapporte Muʿâdh : ils étaient partis avec le Messager d’Allah ﷺ lors de l’expédition de Tabûk ; « le Messager d’Allah ﷺ regroupait alors le ẓuhr (prière de midi) et le ʿaṣr (prière de l’après-midi), puis le maghrib (prière du coucher) et le ʿishâʾ (prière de la nuit). Un jour, il retarda la prière, sortit et accomplit le ẓuhr et le ʿaṣr ensemble ; puis il rentra, ressortit et célébra le maghrib et le ʿishâʾ ensemble. » (1) — dit-il.