, il leur fit accomplir deux rakʿa à Dhû l-Hulayfa sans leur imposer de concevoir l’intention de raccourcir. (1)
Son Éminence notre maître, l’imam ʿAbd al-ʿAzîz Ibn Bâz — qu’Allah lui fasse miséricorde — a dit : « … et l’avis prépondérant est que l’intention n’est pas une condition lors de l’ouverture de la première prière ; il est même permis de procéder au regroupement après l’achèvement de la première si son motif est présent : crainte, pluie ou maladie. » (2) Il apparaît donc que l’avis correct, parmi ceux des gens de science, est que l’intention n’est pas une condition au moment d’entrer en prière, que ce soit pour le raccourcissement ou pour le regroupement. (3)
Quant à l’enchaînement entre les deux prières regroupées, certains l’ont posé comme condition, tandis que Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya — qu’Allah lui fasse miséricorde — ainsi que l’éminent al-Saʿdî ont opté pour l’avis selon lequel cet enchaînement n’est pas requis. (4)