Onzièmement : la sunna veut que l’on délaisse, en voyage, les prières surérogatoires régulières (sunan rawâtib) — à l’exception des deux unités précédant la prière de l’aube et du witr. La preuve en est le hadith rapporté par Ḥafṣ b. ‘Āṣim b. ‘Umar b. al-Khaṭṭāb : « J’ai accompagné Ibn ‘Umar sur la route de La Mecque. Il nous dirigea la prière du Ẓuhr en deux rak‘a, puis il se retira, et nous nous retirâmes avec lui, jusqu’à rejoindre son bivouac. Il s’assit et nous nous assîmes à ses côtés. Il jeta alors un regard (1) vers l’endroit où il avait prié, et y aperçut des gens debout. — « Que font donc ces personnes ? » demanda-t-il. — « Elles accomplissent des prières de glorification », répondis-je. Il dit alors : « Si j’avais voulu m’adonner à une telle prière, j’aurais complété ma prière obligatoire. Ô fils de mon frère ! J’ai accompagné le Messager d’Allah — que la bénédiction et la paix d’Allah soient sur lui — en voyage, et il ne dépassa jamais deux rak‘a jusqu’à ce qu’Allah reprît son âme. J’ai accompagné Abû Bakr, et il ne dépassa jamais deux rak‘a jusqu’à ce qu’Allah reprît son âme. J’ai accompagné ‘Umar, et il ne dépassa jamais deux rak‘a jusqu’à ce qu’Allah reprît son âme. Puis j’ai accompagné ‘Uthmân, et il ne dépassa jamais deux rak‘a jusqu’à ce qu’Allah reprît son âme. Or Allah, le Très-Haut, a dit : « En vérité, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle. » (2)
Quant à la sunna de l’aube,