Tel est — et c’est là l’avis de la majorité des savants (1) — conformément à la parole d’Allah, exalté soit-Il : « A Allah appartiennent l’Orient et l’Occident ; où que vous vous tourniez, là se trouve la Face d’Allah. Allah est certes Immense et Omniscient. » (2)
L’imam Ibn Jarîr — qu’Allah lui fasse miséricorde — estime, en effet, que ce verset inclut la prière surérogatoire accomplie en voyage sur sa monture, quelle que soit la direction qu’emprunte celle-ci (3).
Al-Hâfiz Ibn Hajar — qu’Allah lui fasse miséricorde — rapporte encore d’après l’imam al-Ṭabarî — qu’Allah lui fasse miséricorde — que ce dernier arguait en faveur de l’opinion majoritaire : Allah a institué le tayammum (ablution sèche) comme dispense pour le malade et pour le voyageur. Or, les savants sont unanimes pour dire que quiconque se trouve hors de l’agglomération, à une distance d’un mille ou moins, tout en ayant l’intention de rentrer chez lui et non de poursuivre un autre déplacement, et qui ne trouve pas d’eau, est autorisé à recourir au tayammum. De même qu’il lui est permis de pratiquer le tayammum dans cette situation, il lui est permis d’accomplir des prières surérogatoires sur sa monture, les deux cas relevant d’une concession légiférée (4).