ʿAbd Allah Ibn Bâz — qu’Allah lui fasse miséricorde — a dit (1) :
« La voie la plus appropriée dans cette question est que tout ce qui est considéré comme voyage se voit appliquer les règles du voyage : raccourcissement et combinaison des prières, rupture du jeûne, et permission d’essuyer sur les khuffs (chaussons de cuir) pendant trois jours, car le voyageur a besoin de provisions et d’une outre d’eau. Autrement dit, seules les situations effectivement qualifiées de voyage sont concernées ; dans les autres, ces concessions ne s’appliquent pas.
Cependant, si le musulman suit l’avis de la majorité, selon lequel la distance qualifiée de voyage correspond à deux journées complètes de marche soutenue (2), tandis qu’un seul barîd ou trois farsakhs ne constituent pas, à leurs yeux, un voyage, alors agir ainsi est louable par précaution. Cela évite que les gens ne deviennent négligents et ne raccourcissent la prière là où ils ne le devraient pas, en raison de l’ignorance répandue et du manque de clairvoyance — surtout depuis l’apparition des automobiles —, car cela pourrait mener certains à rompre le jeûne alors qu’ils ne sont encore que dans les faubourgs de la ville. Or ces deux journées correspondent à soixante-dix kilomètres.»