ʿAbdallâh Ibn Bâz – qu’Allah lui fasse miséricorde – dire : « À l’origine, la prière comportait deux unités, ainsi que Dieu, le Très-Haut, l’avait prescrite. Après l’Hégire, Il y ajouta deux unités lorsque l’on est résident, pour les prières du ʿishâʾ, du ẓuhr et du ʿaṣr. La prière du voyageur, en revanche, resta telle qu’elle était : le ẓuhr, le ʿaṣr et le ʿishâʾ se réduisent à deux unités, ce qui confirme l’état premier, tandis que le maghrib et la prière de l’aube demeurèrent inchangés. L’écourtement est donc une sunna confirmée ; cependant, rien n’interdit d’accomplir la prière intégralement en voyage, car cet écourtement est une grâce qu’Allah accorde. Celui qui prie quatre unités ne commet aucun manquement. ʿÂʾisha – qu’Allah l’agrée – achevait ses prières lorsqu’elle voyageait, estimant que cela ne lui causait aucune gêne ; les Compagnons ne la réprimandèrent pas, et elle comptait parmi les plus érudits. » (1)