le moindre surplus (1).
D’après Jâbir — qu’Allah l’agrée — : « Le Messager d’Allah ﷺ se tenait parfois à l’arrière de la caravane ; il soutenait le faible (2), le faisait monter en croupe et invoquait en sa faveur. » (3) Cela montre sa compassion ﷺ et le soin qu’il portait à leurs intérêts, afin que l’ensemble des musulmans, et plus particulièrement les responsables, prennent exemple sur lui.
29 – Il se hâte de rentrer et n’allonge pas son séjour en voyage sans nécessité, conformément à cette parole du Prophète ﷺ : « Le voyage est une part de tourment ; il prive l’un de vous de sa nourriture, de sa boisson et de son sommeil. Lorsque l’un de vous a atteint l’objectif de son déplacement, qu’il se hâte de regagner sa famille. » (4)
30 – Il est recommandé, sur le chemin du retour, de prononcer les formules que le Prophète ﷺ récitait lorsqu’il revenait d’une expédition, d’un pèlerinage ou
(1) Rapporté par Muslim, Livre de la Luqaṭa (objets trouvés), chapitre « Recommandation de partager le surplus de ses biens », no 1728.
(2) L’expression « yuzjî ad-ḍaʿîf » signifie : « il guide et pousse le faible jusqu’à ce qu’il rejoigne le groupe ». Voir : Ibn al-Athîr, an-Nihâya fî gharîb al-ḥadîth, 2/297.
(3) Rapporté par Abû Dâwûd, Livre du Jihâd, chapitre « L’obligation de fermer la marche », no 2639 ; par al-Ḥâkim, al-Mustadrak, 2/115, qui le juge « authentique selon les critères de Muslim bien que ni al-Bukhârî ni Muslim ne l’aient rapporté », avis confirmé par adh-Dhahabî. Authentifié par al-Albânî dans Ṣaḥîḥ Abî Dâwûd, 2/500, et dans al-Silsila aṣ-Ṣaḥîḥa, no 2120.
(4) Rapporté par al-Bukhârî, Livre de la ʿUmra, chapitre « Le voyage est une parcelle de souffrance », no 1804 ; et par Muslim, Livre de l’Imâra, chapitre « Le voyage est une parcelle de souffrance et il est recommandé de hâter le retour du voyageur auprès des siens une fois sa tâche accomplie », no 1927. Le terme an-nihma désigne « le besoin ».