ne prends pour compagnon qu’un croyant, et que seul un homme pieux partage ta nourriture. » (1) Le Prophète ﷺ a encore comparé le bon compagnon à un porteur de musc, et le mauvais compagnon à un souffleur de forge. (2)
9 – Il est recommandé au voyageur de faire ses adieux à sa famille, à ses proches et aux gens de science, qu’il compte parmi ses voisins ou ses amis. Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui se prépare à voyager, qu’il dise à ceux qu’il laisse derrière lui : “Je vous confie à Allah, Lui dont les dépôts ne se perdent jamais.” » (3) Le Prophète ﷺ prenait aussi congé de ses compagnons quand l’un d’eux partait en voyage et disait : « Je confie à Allah ta religion, ton dépôt et l’aboutissement de tes actes. » (4) Et il ﷺ disait à celui qui lui demandait une recommandation parmi
(1) Abû Dâwûd, Kitab al-Adab (Livre des bonnes manières), chapitre « Qui il convient de fréquenter », no 4832 ; at-Tirmidhî, Kitab az-Zuhd (Ascèse), chapitre « Ce qui est rapporté sur la compagnie du croyant », no 2395. Al-Albânî l’a jugé « hasan » dans Ṣaḥîḥ Abî Dâwûd, no 4832, et Ṣaḥîḥ at-Tirmidhî, no 2519.
(2) Ḥadith unanimement authentifié d’après Abû Mûsâ : al-Bukhârî, Kitab adh-Dhabaʼiḥ waṣ-Ṣayd (Sacrifices et chasse), chapitre « Le musc », no 5534 ; Muslim, Kitab al-Birr waṣ-Ṣila (Vertu et liens familiaux), chapitre « Recommandation de fréquenter les pieux et d’éviter les mauvaises fréquentations », no 2628.
(3) Aḥmad, 2/403 ; Ibn Mâja, Kitab al-Jihâd, chapitre « Accompagner et prendre congé des combattants », no 2825. Authentifié par al-Albânî dans Silsilat al-Aḥâdîth aṣ-Ṣaḥîḥa, nos 16 et 2547, ainsi que dans Ṣaḥîḥ Sunan Ibn Mâja, 2/133.
(4) Abû Dâwûd, Kitab al-Jihâd, chapitre « Invocation lors des adieux », no 2600 ; at-Tirmidhî, Kitab ad-Daʿawât (Invocations), chapitre « Ce qu’on dit lorsqu’on prend congé d’une personne », no 3442. Authentifié par al-Albânî dans Ṣaḥîḥ at-Tirmidhî, 3/155.