Ainsi, pour ces questions relevant de la science doctrinale et de la théologie discursive, il est indispensable que tout ce que l’on rapporte au sujet d’Allah, du Jour dernier, du passé comme de l’avenir, soit véridique et exact. De même, tout ordre ou interdiction doit être conforme à ce qu’ont apporté les Messagers de la part d’Allah ; voilà ce qui est juste, en accord avec la Sunna et la Loi, suivant le Livre d’Allah et la Sunna de Son Messager.
De la même manière, les actes d’adoration auxquels les serviteurs s’adonnent, lorsqu’ils relèvent de ce qu’Allah a légiféré et de ce qu’Il a ordonné par l’intermédiaire de Son Messager, sont véridiques et corrects, conformes à la mission pour laquelle Allah a envoyé Ses Messagers. Quant à ce qui, dans l’un ou l’autre de ces deux domaines, ne répond pas à ce critère, il appartient au faux, aux innovations égarantes et à l’ignorance, quand bien même certains le qualifieraient de « sciences et spéculations », d’« adorations et luttes spirituelles », ou encore de « goûts et stations ».
Il faut, en outre, que l’on ordonne ces choses parce qu’Allah les a ordonnées, que l’on interdise celles qu’Allah a interdites, et que l’on informe de ce dont Allah a informé, parce qu’il s’agit de vérité, de foi et de guidée, exactement comme l’ont annoncé les Messagers ; de même, l’adoration requiert que l’on recherche par elle le Visage d’Allah. Or, si ces paroles sont prononcées sous l’emprise des passions ou du chauvinisme, pour exhiber sa science et sa vertu, ou pour rechercher la renommée et l’ostentation, elles ne valent guère mieux que le combat livré par pure bravoure, fanatisme ou ostentation.
De là se laisse entrevoir l’erreur dans laquelle beaucoup de gens de science et de discours, ainsi que de gens de dévotion et d’état spirituel, sont tombés : bien souvent les premiers tiennent des propos qui contredisent le Livre et la Sunna — ou ne leur concordent qu’accidentellement —, bien souvent les seconds s’adonnent à des pratiques cultuelles qu’Allah n’a pas prescrites, qu’Il a même interdites, ou qui mêlent ce qui est légitimé à ce qui est prohibé ; de même, il leur arrive fréquemment de mener des combats contraires au combat prescrit, ou entachés d’éléments interdits.
Puis chacun des trois domaines : ce qui est commandé, ce qui est interdit, et ce qui renferme à la fois