Et Il — exalté soit-Il — a dit :
« Nous examinerons alors les œuvres qu’ils auront accomplies et Nous les réduirons en poussière éparpillée. »
(sourate al-Furqân, verset 23)
Allah a enjoint, dans Son Livre, l’obéissance à Lui-même, l’obéissance à Son Messager et l’obéissance aux détenteurs de l’autorité parmi les croyants, comme Il — Très-haut — dit :
« Ô vous qui avez cru ! Obéissez à Allah, obéissez au Messager et [obéissez] à ceux d’entre vous qui détiennent l’autorité. Puis, si vous vous disputez au sujet de quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vraiment vous croyez en Allah et au Jour dernier. Voilà qui est meilleur et offre la plus belle issue. »
(sourate an-Nisâ’, verset 59)
[Qui sont les détenteurs de l’autorité ?]
Les « détenteurs de l’autorité » (ulû al-amr) sont les responsables et ceux qui possèdent cette charge ; ils sont ceux qui commandent aux gens. Cette appellation réunit, à la fois, les personnes dotées du pouvoir et de la force, et les gens de science et de parole.
Ainsi, les détenteurs de l’autorité se divisent en deux catégories : les savants et les gouvernants. Lorsque tous deux sont vertueux, le peuple se rectifie ; lorsqu’ils se corrompent, le peuple se corrompt.
Abou Bakr as-Ṣiddîq — qu’Allah l’agrée — le confirma lorsqu’une femme de Ḥamṣ lui demanda : « Combien de temps demeurerons-nous sur cette affaire ? » Il répondit : « Tant que vos dirigeants restent droits. »
Entrent donc dans cette dénomination les rois, les cheikhs, les gens de l’administration, et quiconque est suivi ; chacun d’eux fait partie des détenteurs de l’autorité. Chacun doit ordonner ce qu’Allah a ordonné et interdire ce qu’Il a interdit ; et quiconque est tenu de lui obéir doit lui obéir lorsque c’est dans l’obéissance à Allah, et ne pas lui obéir lorsqu’il s’agit de désobéir à Allah.
C’est ce qu’exposa encore Abou Bakr as-Ṣiddîq — qu’Allah l’agrée — lorsqu’il assuma la direction des musulmans et leur prononça un sermon :
« Ô gens ! Le fort parmi vous est, à mes yeux, faible tant que je ne lui aurai pas pris le droit [qu’il usurpe] ; et le faible parmi vous est, à mes yeux, fort tant que je ne lui aurai pas rendu son droit. Obéissez-moi tant que j’obéis à Allah ; mais si je désobéis à Allah, point d’obéissance à moi pour vous. »