(Sourate al-Baqarah, fin du verset 246)
Ils motivèrent donc le combat par le fait d’avoir été expulsés de leurs demeures et séparés de leurs enfants ; malgré cela, ils se dérobèrent à ce qu’il leur avait été ordonné. C’est pour cette raison que le butin de guerre ne leur fut pas rendu licite et qu’ils ne purent avoir de rapports par la possession de la main droite.
Il est d’ailleurs établi que la plus grande des communautés croyantes avant nous est celle des Enfants d’Israël, ainsi qu’il est rapporté dans le hadith dont l’authenticité fait l’unanimité dans les deux Ṣaḥîḥ, d’après Ibn ʿAbbâs — qu’Allah les agrée — :
« Le Prophète — paix et salut d’Allah sur lui — sortit un jour à notre rencontre et dit : “Les nations m’ont été présentées. Je vis un Prophète accompagné d’un homme, un autre Prophète avec deux hommes, un autre avec un petit groupe, et un Prophète sans aucun compagnon. Puis j’aperçus une foule immense remplissant l’horizon ; j’espérai qu’il s’agît de ma communauté. Il me fut dit : ‘C’est Mûsâ et son peuple.’ Il me fut alors dit : ‘Regarde !’ Je vis une foule encore plus nombreuse, emplissant l’horizon, et l’on me dit : ‘Voilà ta communauté ; parmi eux se trouvent soixante-dix mille personnes qui entreront au Paradis sans aucun compte.’ »
Les gens se dispersèrent sans qu’il leur eût précisé lesquels ils étaient. Les Compagnons du Prophète — paix et salut sur lui — en discutèrent donc : « Quant à nous, dirent-ils, nous sommes nés dans le polythéisme puis avons cru en Allah et en Son Messager, tandis que ceux-ci sont nos enfants. »
Lorsque cela parvint au Prophète — paix et salut sur lui —, il déclara :
« Ce sont ceux qui ne se fient pas aux augures, ne se cautérisent pas, ne sollicitent pas de ruqya, et placent leur confiance en leur Seigneur. »
ʿUkkâsha ibn Miḥṣan se leva alors et dit : « Ô Messager d’Allah, suis-je de ceux-là ? » — « Oui », répondit-il. Un autre homme se leva et dit : « Et moi, en fais-je partie ? » Il répondit : « ʿUkkâsha t’a devancé. »
C’est pourquoi le consensus (ijmâʿ) de cette communauté constitue une preuve, car Allah — exalté soit-Il — a informé qu’elle ordonne tout bien et interdit tout mal ; si donc elle s’accordait à rendre licite un interdit, ou