— soit en raison de l’interdiction édictée par le Législateur, soit parce qu’il en est incapable — son cœur est tourmenté ; et, s’il en a la capacité et commet l’interdit, il est perdu. Même dans le cadre licite, le simple fait d’avoir à « s’occuper » des femmes comporte bien des épreuves. C’est là le sens de sa parole :
« Et ne me mets pas à l’épreuve. »
(s. at-Tawbah, v. 49)
À quoi Allah — Très-haut — répond :
« En vérité, ils sont déjà tombés dans la tentation. »
(s. at-Tawbah, v. 49)
Autrement dit : son refus du djihâd obligatoire, sa dérobade, la faiblesse de sa foi et la maladie de son cœur qui lui a embelli l’abandon du djihâd constituent, à eux seuls, une immense tentation dans laquelle il est tombé. Comment prétend-il donc se soustraire à une petite tentation qui ne l’a pas encore atteint, alors qu’il est déjà atteint par une tentation bien plus grande ?
Allah dit encore :
« Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de tentation et que la religion soit entièrement à Allah. »
(s. al-Anfâl, v. 39)
Ainsi, quiconque délaisse le combat qu’Allah a prescrit sous prétexte d’éviter la tentation est bel et bien tombé dans la tentation, du fait du doute qui habite son cœur, de la maladie qui affecte son âme et de l’abandon du djihâd qu’Allah lui a ordonné.
[Les catégories de gens quant à l’ordonnance du bien et à l’interdiction du mal]
Réfléchis bien à cela, car l’affaire est périlleuse : les gens s’y répartissent en trois catégories.
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Une catégorie ordonne, interdit et combat dans le but d’éliminer la tentation qu’ils prétendent exister ; or leur action se révèle être une tentation plus grave encore, à l’image de ceux qui se sont entretués lors de la discorde survenue au sein de la Communauté.
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D’autres se dérobent à l’ordonnance du bien, à l’interdiction du mal et au combat qui feraient que la religion appartienne entièrement à Allah et que la Parole d’Allah demeure suprême, par crainte d’être tentés ; pourtant, ils sont déjà tombés dans la tentation. La tentation évoquée dans la « sourate al-Barâ’ah » inclut la fascination pour les formes séduisantes, car c’est à ce propos que le verset fut révélé. Tel est l’état de nombreux pratiquants : ils délaissent ce qui leur incombe d’ordonnance, d’interdiction et de djihâd grâce auxquels la religion serait entièrement vouée à Allah.