Et [il y a également] la patience au moment de la colère.
Au sujet de l’épreuve, Allah — exalté soit-Il — dit :
« Annonce une bonne nouvelle aux endurants : ceux qui, lorsqu’une calamité les atteint, disent : “Certes, nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournons.” »
(Sourate Al-Baqarah : v. 155-156)
Et, à propos de la colère, Il — qu’Il soit glorifié — dit :
« Cette attitude n’est accordée qu’à ceux qui endurent ; nul ne la reçoit si ce n’est celui qui possède une part immense. »
(Sourate Fussilat : v. 35)
Le rapprochement entre la patience face au malheur et la patience face à la colère est semblable au rapprochement entre la patience dans la faveur et la patience dans l’épreuve, comme dans Sa parole :
« Si Nous faisons goûter à l’homme une miséricorde venue de Nous puis que Nous la lui retirons, le voilà plein de désespoir et d’ingratitude. Et si Nous lui faisons goûter un bienfait après qu’un malheur l’a touché, il dit : “Les maux se sont écartés de moi.” Le voilà certes tout réjoui et fanfaron ; excepté ceux qui sont patients et accomplissent des œuvres pies : ceux-là auront pardon et immense rétribution. »
(Sourate Hûd : v. 9-11)
Il dit encore :
« Afin que vous ne vous affligiez pas de ce qui vous échappe et que vous ne vous réjouissiez pas démesurément de ce qu’Il vous accorde. »
(Sourate Al-Ḥadîd : v. 23)
Kaʿb ibn Zuhayr a ainsi décrit certains des Compagnons parmi les Muhâjirîn :
A — Jamais leur joie n’exulte quand leurs glaives terrassent des gens ;
A — Jamais la peur ne les gagne quand c’est eux que l’on atteint.
Hassân ibn Thâbit a dit de même :
B — Point d’orgueil lorsqu’ils frappent leurs ennemis ;
B — Et, s’ils sont frappés, point de faiblesse ni d’effroi.
Un Arabe, décrivant le Prophète — paix et salut sur lui —, a dit :
« Il triomphe sans devenir arrogant, et, lorsqu’il est dominé, il ne se lasse pas. »
Comme Satan pousse les gens, dans ces deux situations, à franchir les limites par leurs cœurs, leurs voix ou leurs mains, le Prophète — paix et salut sur lui — l’a prohibé ; ainsi, lorsqu’on lui dit