Al-Amr bi-l-Maʿrūf wa-n-Nahy ʿan al-MunkarIbn Taimiya

lorsque des Bédouins le pressèrent de questions au point de le refouler contre un arbre samurah, où son manteau se prit. Il se tourna alors vers eux et déclara :

« Par Celui qui tient mon âme dans Sa main ! Si je possédais un troupeau équivalent au nombre de ces arbres, je le répartirais entre vous ; et jamais vous ne me trouveriez avare, lâche ni menteur. »

Toutefois, cela varie selon les intentions et les dispositions, car les œuvres n’ont de valeur qu’à l’aune des intentions, et chaque homme n’obtient que ce qu’il a voulu.

C’est pourquoi le Livre et la Sunna blâment l’avarice et la lâcheté, et louent le courage et la générosité dans la voie d’Allah — et non hors de celle-ci. Le Prophète — paix et bénédiction d’Allah sur lui — a dit :

« Le pire que recèle l’homme est une avarice vorace et une lâcheté paralysante. »

Il dit encore :

« Qui est votre chef, ô Banû Salamah ? »
— « Al-Jadd ibn Qays, répondirent-ils, mais nous le soupçonnons d’avarice. »
Il répliqua : « Quelle maladie est plus pernicieuse que l’avarice ? »

Dans une autre version :

« Un chef ne saurait être avare ; votre chef est plutôt le clair de peau, aux cheveux frisés, al-Barâ’ ibn Ma‘rûr. »

Il est rapporté, authentiquement encore, que Jâbir ibn ‘Abd Allâh dit à Abû Bakr as-Siddîq — qu’Allah les agrée : « Donne-le moi, ou bien refuse-moi ! » Abû Bakr répondit : « Tu dis : “ou bien refuse-moi !” ? Quelle maladie est plus pernicieuse que l’avarice ? » Il considérait donc l’avarice comme l’une des plus graves infirmités.

Dans le Sahîh de Muslim, on lit d’après Salmân ibn Rabî‘ah : ‘Umar — qu’Allah l’agrée — rapporta : « Le Prophète — paix et bénédiction d’Allah sur lui — avait distribué un butin. Je lui dis : “Ô Messager d’Allah ! Par Allah, d’autres y ont plus droit qu’eux !” Il répondit :

« Ils m’ont placé devant l’alternative suivante : soit ils me sollicitent avec grossièreté, soit ils me taxent d’avarice, et je ne suis pas avare. »

Autrement dit, ils me demandent d’une manière inconvenante : si je leur donne, c’est bien ; sinon, ils disent : « Il est avare. » Ainsi m’ont-ils contraint à choisir entre deux choses détestables, sans jamais me laisser en paix.

سأله الأعراب، حتى اضطروه إلى سمرة فتعلقت بردائه، فالتفت إليهم وقال: «والذي نفسي بيده لو أن عندي عدد هذه العضاه نعما لقسمته عليكم، ثم لا تجدوني بخيلا ولا جبانا ولا كذوبا» لكن يتنوع ذلك بتنوع المقاصد والصفات، فإنما الأعمال بالنيات وإنما لكل امرئ ما نوى. ولهذا جاء الكتاب والسنة بذم البخل والجبن، ومدح الشجاعة والسماحة في سبيله دون ما ليس في سبيله، فقال النبي صلى الله عليه وسلم، «شر ما في المرء شح هالع وجبن خالع» وقال: «من سيدكم يا بني سلمة؛ فقالوا الجد بن قيس على أنا نزنه بالبخل فقال: وأي داء أدوأ من البخل؟» وفي رواية: «إن السيد لا يكون بخيلا بل سيدكم الأبيض الجعد البراء بن معرور» وكذلك في الصحيح قول جابر بن عبد الله لأبي بكر الصديق رضي الله عنهما: إما أن تعطيني وإما أن تبخل عني! فقال تقول: وإما أن تبخل عني! وأي داء أدوأ من البخل؟ فجعل البخل من أعظم الأمراض. وفي صحيح مسلم عن سلمان بن ربيعة قال: قال عمر: قسم النبي صلى الله عليه وسلم قسما فقلت: يا رسول الله! والله لغير هؤلاء أحق به منهم فقال: «إنهم خيروني بين أن يسألوني بالفحش وبين أن يبخلوني، ولست بباخل» يقول: إنهم يسألوني مسألة لا تصلح، فإن أعطيتهم وإلا قالوا: هو بخيل، فقال: خيروني بين أمرين مكروهين لا يتركوني

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