-
La seconde catégorie regroupe ce qui ne constitue qu’une injustice envers soi‐même, telle que la consommation de vin ou la fornication, pourvu que leur préjudice ne s’étende pas à autrui.
-
La troisième catégorie réunit les deux formes d’injustice. C’est, par exemple, le cas d’un gouvernant qui s’approprie les biens des gens pour s’adonner à la fornication et à la boisson, ou celui qui commet la fornication avec une personne qu’il élève alors au‐dessus des autres, leur portant ainsi tort – situation que l’on observe chez ceux qui s’amourachent de certaines femmes ou de jeunes garçons.
Allah – exalté soit-Il – a dit :
« Dis : Mon Seigneur n’a interdit que les turpitudes, apparentes ou cachées, le péché, l’agression injuste, le fait d’associer à Allah ce pour quoi Il n’a fait descendre aucune preuve, et de dire au sujet d’Allah ce que vous ne savez pas. »
(Sourate al-Aʿrâf, verset 33)
Les affaires des hommes se maintiennent, dans ce monde, grâce à la justice – même si celle-ci comporte un partage dans certaines formes de péché – bien davantage qu’elles ne se maintiennent avec l’injustice dans les droits, quand bien même aucun péché n’y serait partagé.
Aussi a-t-on dit : « Allah fait subsister l’État juste, fût-il mécréant, et Il ne fait pas subsister l’État injuste, fût-il musulman. »
Et l’on dit encore : « Le monde perdure avec la justice et la mécréance, et il ne perdure pas avec l’injustice et l’islam. »
Le Prophète ﷺ a déclaré :
« Il n’est pas de péché dont la sanction soit plus rapide que la transgression et la rupture des liens de parenté. »
Ainsi, le transgresseur est terrassé dans ce monde, quand bien même il serait pardonné et couvert de miséricorde dans l’au-delà. En vérité, la justice est le fondement de toute chose : si les affaires d’ici-bas sont établies sur la justice, elles se maintiennent, même si celui qui les dirige n’aura aucune part dans l’au-delà ; mais si elles ne reposent pas sur la justice, elles ne se maintiennent pas, quand bien même le dirigeant posséderait une foi qui lui vaudra récompense dans l’au-delà.
Car l’âme renferme une incitation à commettre l’injustice envers autrui – en recherchant la domination, en l’envia nt et en empiétant sur ses droits –, et une incitation à l’injustice envers elle-même en se livrant à