parmi les émigrés :
« … et ils les préfèrent à eux-mêmes, même s’ils sont eux-mêmes dans le besoin. »
(Sourate al-Ḥashr, verset 9)
Puis Il – exalté soit-Il – a dit :
« Et quiconque est préservé de la cupidité (shuḥḥ) de son âme, voilà ceux qui réussissent. »
(Sourate al-Ḥashr, verset 9)
On vit alors ʿAbd ar-Raḥmân ibn ʿAwf faire le tawâf autour de la Maison en répétant : « Seigneur, préserve-moi de la cupidité de mon âme ! Seigneur, préserve-moi de la cupidité de mon âme ! » On l’interrogea à ce sujet et il répondit : « Si je suis préservé de la cupidité de mon âme, je suis préservé de l’avarice, de l’injustice et de la rupture des liens de parenté », ou des paroles similaires.
Cette cupidité, c’est-à-dire l’ardente convoitise de l’âme, engendre l’avarice – en retenant ce que l’on possède –, l’injustice – en s’emparant du bien d’autrui –, la rupture des liens de sang, ainsi que l’envie, qui consiste à détester la faveur dont autrui a été gratifié. En effet, l’envie réunit avarice et injustice : avarice envers ce qui a été accordé à autrui et injustice lorsqu’on souhaite la disparition de ce bienfait.
Si tel est le cas pour les plaisirs licites, que dire alors des interdits, tels que la fornication, la consommation de vin et assimilés ? Lorsqu’en plus s’y ajoute l’appropriation exclusive, deux attitudes apparaissent :
- Les réprouver à cause de l’exclusivité et de l’injustice qu’elles impliquent, comme dans le domaine des choses licites ;
- Les réprouver en raison du droit d’Allâh qui y est violé.
[Catégories des péchés]
De là, les péchés se répartissent en trois catégories :
- Ceux qui comportent une injustice envers autrui, telle que l’accaparement des biens, la privation des droits, l’envie, et tout ce qui s’y apparente.