Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Le commandement du bien et l’interdiction du mal – commandement du bien et interdiction du mal pour lesquels Allah a fait descendre Ses Livres et envoyé Ses Messagers – relèvent de la religion.
En vérité, le message d’Allah se divise en deux volets : information et prescription.
Le volet informatif, relatif à Sa propre Personne et à Ses créatures, englobe le tawḥîd et les récits dans lesquels s’inscrivent la promesse et la menace. Le volet prescriptif, quant à lui, consiste en ordre, interdiction et permission. C’est ainsi qu’il a été rapporté à propos du verset : « Dis : Il est Allah, Unique » (sourate al-Ikhlâs, v. 1) qu’il équivaut au tiers du Coran, car il renferme le tiers du tawḥîd ; or le Coran se compose de récits, de tawḥîd et de commandements.
De même, Sa parole – exalté soit-Il – décrivant notre Prophète, que les prières et la paix d’Allah soient sur lui : « Il leur ordonne le bien, leur interdit le mal, leur rend licites les choses pures et leur rend illicites les choses impures » (sourate al-Aʿrâf, v. 157), témoigne de la perfection de sa mission ; car c’est bien lui – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – par la langue duquel Allah a commandé tout bien, interdit tout mal, rendu licite toute chose saine et déclaré illicite toute chose mauvaise.
C’est pourquoi il a été rapporté qu’il a dit : « Je n’ai été envoyé que pour parfaire les nobles caractères. »
Il a dit encore, dans le ḥadith unanimement authentifié : « Mon exemple et celui des prophètes est celui d’un homme qui a bâti une demeure, l’a achevée et parachevée, à l’exception de l’emplacement d’une brique ; les gens tournent autour, s’émerveillent de sa beauté et disent : “Si seulement cette brique était placée !” Quant à moi… »