- Solliciter assistance (istiʿâna) ou secours (istighâtha) auprès d’une créature pour ce que seul Allah peut accomplir : par exemple demander l’aide des morts, implorer des vivants ou leur réclamer qu’ils guérissent les malades, dissipent les détresses ou écartent les calamités. – Cette pratique n’est pas licite ; elle constitue un polythéisme majeur.
À l’époque du Prophète ﷺ, un hypocrite nuisait aux croyants. Certains dirent alors : « Levez-nous, allons implorer le secours du Messager d’Allah ﷺ contre cet hypocrite. » Le Prophète ﷺ répondit : « On ne sollicite pas mon secours ; on implore le secours d’Allah seul. » (1) Il ﷺ désapprouva que l’on emploie pareille formule à son sujet, bien qu’il eût, de son vivant, la capacité d’intervenir. Il le fit pour préserver la cause du tawḥîd, fermer les voies menant au polythéisme, faire preuve de bienséance et d’humilité envers son Seigneur, et avertir la communauté contre les moyens menant au chirk dans les paroles et les actes.
Si donc cette demande fut proscrite alors qu’il pouvait y répondre de son vivant, combien plus il est inadmissible de lui demander secours après sa mort et de lui réclamer des choses que seul Allah peut réaliser ! (2) Et si cela est interdit à son sujet ﷺ, c’est, a fortiori, encore plus interdit à l’égard de toute autre personne.