, or, s’il est déjà interdit – et même considéré comme une forme de shirk d’après le ḥadith – de faire prêter serment par une créature à un autre être créé, que dire alors de faire jurer le Créateur, gloire et pureté à Lui, par une créature ! Et si l’on comprend la particule bi- comme exprimant la causalité, il demeure qu’Allah n’a jamais fait de la mention d’une créature une cause d’exaucement, ni prescrit cela à Ses serviteurs.
4 – Le tawassul fondé sur le droit (ḥaqq) d’une créature n’est pas licite pour deux raisons.
Premièrement, Allah n’est redevable d’aucun droit envers qui que ce soit ; c’est Lui, au contraire, qui accorde par pure grâce un droit à la créature, comme Il dit : « Il Nous incombe de secourir les croyants » (30 : 47). Ainsi, lorsque l’obéissant mérite une récompense, il la mérite par faveur et munificence divines, non par une obligation d’équivalence, comme c’est le cas entre créatures.
Deuxièmement, ce droit qu’Allah, par bienfait, confère à Son serviteur est un droit strictement personnel ; nul autre que lui n’y a part. Dès lors, si quelqu’un qui n’en est pas le bénéficiaire s’en prévaut pour se recommander à Allah, il s’appuie sur quelque chose qui ne le concerne pas ; cela ne lui sera d’aucune utilité.