par le saint qu’il vénère, il ne s’y résout que lorsqu’il dit vrai ; en revanche, si on lui demande de jurer par Allah, il le fait même en mentant.
Or le serment est une marque d’exaltation envers celui par qui l’on jure ; cette exaltation ne sied qu’à Allah. Il convient donc de traiter le serment prêté par le Nom d’Allah avec révérence et d’en user avec parcimonie. Le Très-Haut dit : « N’obéis pas à tout prêteur de serments vil » ⦗al-Qalam : 10⦘, et Il dit encore : « Préservez vos serments » ⦗al-Mâʾida : 89⦘, c’est-à-dire : ne jurez qu’en cas de nécessité, dans la véracité et la droiture. En effet, la profusion de serments ou le mensonge qu’ils contiennent dénote un manque de respect envers Allah et une insuffisance de vénération à Son égard ; cela contredit la perfection du tawḥîd (l’unicité).
Dans un ḥadith, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Trois catégories de gens qu’Allah ne leur parlera pas, ne les purifiera pas et pour qui il y aura un châtiment douloureux. » Parmi eux : « un homme qui fait d’Allah la marchandise de ses transactions : il n’achète qu’en jurant par Son Nom et ne vend qu’en jurant par Son Nom. » (1)
La menace ainsi formulée à l’égard de celui qui multiplie les serments prouve l’interdiction de cette pratique, par respect pour le Nom d’Allah et par vénération pour Sa majesté. Il est de même illicite de jurer par Allah en mentant ; cela