et à Ses versets. Dans le hadith : « Quiconque s’attache à quelque chose, Allah l’en confie » (1) — c’est-à-dire qu’Allah l’abandonne à l’objet auquel il s’est accroché. Ainsi, celui qui s’en remet à Allah, se réfugie auprès de Lui et Lui confie toutes ses affaires, Allah lui suffit : Il lui rapproche tout ce qui est lointain et lui facilite toute difficulté. Quant à celui qui s’en remet à autre que Lui — créatures, tamîmas, médicaments ou tombeaux — Allah l’abandonne à cet objet, qui ne peut ni lui nuire ni lui être utile ; il perd alors sa croyance, voit son lien avec son Seigneur se rompre et Allah le délaisse.
Il incombe donc au musulman de préserver sa croyance (ʿaqîda) de tout ce qui pourrait la corrompre ou l’altérer : qu’il ne recoure pas à des remèdes illicites et ne fréquente pas les charlatans et les sorciers pour se soigner, car ceux-ci ne font qu’infecter son cœur et sa ʿaqîda. Celui qui place sa confiance en Allah, Allah lui suffit.
Il arrive même que certaines personnes suspendent ces objets à leur propre corps alors qu’elles ne souffrent d’aucune maladie physique ; leur mal est imaginaire : c’est la peur.