Premier type : les tamîmas composées de passages coraniques – on écrit quelques versets du Coran, ou certains noms et attributs d’Allah, puis on les suspend dans l’espoir d’obtenir la guérison. À propos du fait de les accrocher, les savants se sont divisés en deux avis :
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Avis autorisant : il est attribué à ‘Abd Allâh ibn ‘Amr ibn al-‘Âs et, d’après ce qui est rapporté, à ‘Â’isha. C’est également la position d’Abû Ja‘far al-Bâqir et d’Ahmad ibn Ḥanbal selon l’une de ses narrations. Les défenseurs de cet avis estiment que le hadith interdisant la suspension des tamîmas ne concerne que celles qui comportent du shirk.
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Avis interdisant : tel est l’avis d’Ibn Mas‘ûd et d’Ibn ‘Abbâs ; il transparaît aussi dans les propos de Ḥudhayfa, ‘Uqba ibn ‘Âmir et Ibn ‘Ukaym. Un groupe de tâbi‘ûn, dont les disciples d’Ibn Mas‘ûd, ainsi qu’Ahmad dans une autre de ses narrations, l’ont adopté. Nombre de ses élèves l’ont retenu, et les auteurs postérieurs s’y sont définitivement ralliés. Ils s’appuient sur le hadith rapporté par Ibn Mas‘ûd ⦗qu’Allah l’agrée⦘ : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Les ruqyas, les tamîmas et les tiwala (charmes d’amour) relèvent du shirk.” » (1)