dans leur for intérieur, et à les imiter dans leurs mœurs et leurs mauvaises habitudes, tandis qu’ils ne les imitent pas dans le sérieux, la préparation de la force ni dans ce qu’il y a d’utile parmi leurs inventions et leurs industries.
(b) La seconde manière de considérer la vie – la manière correcte : elle consiste pour l’homme à tenir pour un simple moyen tout ce que recèle cette existence de richesse, d’autorité et de puissance matérielle, afin de s’en aider pour l’œuvre de l’au‐delà. En vérité, la vie d’ici‐bas n’est pas blâmable en elle-même ; l’éloge comme le blâme portent sur l’action que le serviteur y accomplit. Elle n’est qu’un pont, un passage vers l’au-delà, et c’est d’elle que provient la provision du Paradis. Le meilleur séjour dont jouiront les habitants du Paradis est, en réalité, le fruit de ce qu’ils auront semé ici-bas : la vie présente est la demeure du jihâd, de la prière, du jeûne, de la dépense dans la voie d’Allah, le champ où l’on rivalise dans les bonnes œuvres.
Allah, le Très-Haut, dira aux hôtes du Paradis : « Mangez et buvez en toute quiétude, pour prix de ce que vous avez avancé dans les jours révolus. » (sourate al-Hâqqa, 69 : 24), c’est-à-dire dans la vie d’ici-bas.