Ainsi, même s’ils possèdent une réelle expertise dans le domaine des inventions et des industries, ils restent foncièrement ignorants ; ils ne sauraient donc être qualifiés de savants, car leur savoir ne dépasse pas l’aspect apparent de la vie d’ici-bas. Or, un tel savoir est incomplet ; ses détenteurs ne méritent pas ce titre éminent. Celui-ci n’appartient qu’à ceux qui connaissent Allah et Le redoutent, conformément à la parole du Très-Haut : « Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah. » (Coran 35 : 28)
Une autre illustration de cette vision matérialiste est rapportée dans l’histoire de Qârûn et des trésors qu’Allah lui avait accordés : « Il se présenta à son peuple dans tout son apparat. Ceux qui ne désiraient que la vie d’ici-bas dirent : “Ah ! Si seulement nous possédions comme ce qui a été donné à Qârûn ! Il est, certes, doté d’une chance immense.” » (Coran 28 : 79)
Ils envièrent donc Qârûn, l’estimèrent enviable et le proclamèrent grandement favorisé, tout cela à l’aune de leur regard purement matériel. Il en va de même aujourd’hui pour les nations mécréantes : face à leur avance industrielle et économique, certains musulmans à la foi fragile les contemplent avec admiration, sans considérer leur mécréance ni le funeste sort qui les attend. Cette perception erronée les conduit alors à grandir les mécréants et à les honorer.