Ce même avertissement englobe tous ceux qui partagent cette conception, qu’il s’agisse de ceux qui accomplissent des actes relevant de l’Au-delà mais n’en recherchent que les profits d’ici-bas – tels les hypocrites et les ostentatoires – ou des mécréants qui nient toute résurrection et tout jugement, à l’image des gens de la Jâhiliyya (l’époque préislamique) et des idéologies destructrices comme le capitalisme, le communisme ou la laïcité athée. Ces individus n’ont pas pris la juste mesure de la vie ; leur regard sur celle-ci ne dépasse guère celui du bétail.
Pis encore, ils s’égarent davantage : ils ont désactivé leur raison, mobilisé leurs facultés et gaspillé leur temps pour ce qui ne leur survivra pas – et auquel, eux non plus, ne survivront pas –, sans rien préparer au destin inéluctable qui les attend.
Les bêtes, elles, n’ont ni avenir eschatologique ni intelligence pour réfléchir, contrairement à ces gens. C’est pourquoi le Très-Haut déclare : « Penses-tu que la plupart d’entre eux entendent ou raisonnent ? Ils ne sont que comme des troupeaux ; non, ils sont même plus égarés encore. » (Coran 25 : 44).
Il a par ailleurs qualifié les tenants de cette vision d’ignorants : « Mais la plupart des gens ne savent pas ; ils ne connaissent que l’aspect apparent de la vie d’ici-bas, tandis que, pour l’Au-delà, ils demeurent insouciants. » (Coran 30 : 6-7).