Il – exalté soit-Il – réprouve que les serviteurs se choisissent un autre législateur que Lui, lorsqu’Il dit : « Ont-ils des associés qui leur auraient prescrit, en matière de religion, ce qu’Allah n’a jamais autorisé ? » (Ash-Shûrâ : 21).
Par conséquent, quiconque accepte une législation différente de celle d’Allah commet l’association (shirk) envers Allah. Tout acte cultuel qu’Allah et Son Messager n’ont pas établi est une innovation (bidʿa), et toute innovation est un égarement. Le Prophète – paix et salut sur lui – a dit : « Celui qui introduit, dans notre affaire, quelque chose qui n’en fait pas partie, cela est rejeté » (1). Dans une autre version : « Quiconque accomplit une action qui n’est pas en conformité avec notre ordre, elle est rejetée » (2).
De même, ce qu’Allah et Son Messager n’ont pas institué en matière de gouvernance et de règlement des différends entre les gens relève du jugement du ṭâghût et du jugement de l’époque de l’ignorance : « Est-ce donc le jugement de la jāhiliyya qu’ils recherchent ? Qui est meilleur qu’Allah pour juger un peuple convaincu ? » (Al-Mâʾida : 50).
Déclarer licite ou illicite est également un droit exclusif d’Allah, le Très-Haut ; nul n’est habilité à Le concurrencer dans ce domaine. Il – exalté soit-Il – dit : « Ne mangez rien sur quoi le Nom d’Allah n’a pas été prononcé ; c’est assurément une perversité. Les diables inspirent certes à leurs alliés pour qu’ils discutent avec vous ; et si vous leur obéissez, vous serez assurément des associateurs. » (Al-Anʿâm : 121).