telles que les antiques usages des bédouins – c’est-à-dire les coutumes léguées par leurs ancêtres –, et les émirs, que l’on suivait aveuglément, estimaient qu’il convenait de juger selon ces pratiques plutôt que d’après le Livre et la sunna ; or cela constitue bel et bien un acte de kufr. Nombre de personnes se sont certes converties à l’islam, mais elles ne jugent qu’en fonction des traditions en vigueur que leur dictent les autorités auxquelles elles obéissent. Dès lors que ces gens savent qu’il ne leur est permis de juger qu’avec ce qu’Allah a révélé et qu’ils refusent pourtant de s’y conformer – pis encore, qu’ils déclarent licite le fait de juger autrement que selon ce qu’Allah a fait descendre –, ils sont des mécréants (1). Fin de citation.
Le shaykh Muḥammad ibn Ibrâhîm déclara : « Quant à celui dont on dit que c’est “un kufr moindre que le kufr” lorsqu’il soumet son litige à autre qu’Allah tout en reconnaissant qu’il pèche et que le jugement d’Allah est la vérité, cela vise le cas ponctuel et analogue. En revanche, quiconque institue des lois de manière systématique et contraignante commet un acte de kufr, même s’il dit : “Nous nous sommes trompés et le verdict de la sharîʿa est plus juste.” Il s’agit là d’un kufr qui fait sortir de la religion (2). »
Ainsi, il – qu’Allah lui fasse miséricorde – distingue entre la sentence individuelle, non récurrente, et le jugement général qui sert de référence à l’ensemble, ou à la majorité, des décisions, et il établit