est à plus forte raison voué au Feu. Tel est le cas lorsqu’il règle l’affaire d’une seule personne. Mais s’il édicte un décret d’ordre général touchant la religion des musulmans et qu’il déclare le vrai faux et le faux vrai, la sunna innovation, l’innovation sunna, le bien blâmable et le blâmable bien ; s’il interdit ce qu’Allah et Son Messager ont ordonné et ordonne ce qu’Allah et Son Messager ont interdit, il s’agit alors d’un tout autre registre : c’est le Seigneur des mondes, le Dieu des envoyés, le Maître du Jour de la Rétribution – à Lui la louange ici-bas et dans l’au-delà – qui tranchera cette affaire : « À Lui appartient le jugement et c’est vers Lui que vous serez ramenés » (s. Al-Qaṣaṣ, 28 : 88) ; « C’est Lui qui a envoyé Son Messager avec la guidée et la religion de vérité afin qu’Il la fasse triompher sur toute autre religion. Allah suffit comme Témoin » (s. Al-Fatḥ, 48 : 28).
Il a également déclaré : « Il ne fait aucun doute que quiconque ne considère pas comme obligatoire de juger d’après ce qu’Allah a révélé à Son Messager est mécréant. Ainsi, celui qui se permet de trancher entre les gens selon ce qu’il estime juste, sans se conformer à ce qu’Allah a fait descendre, commet un acte de kufr. Il n’existe en effet aucune nation qui ne prescrive le jugement équitable, mais l’équité, dans leur religion, peut n’être que ce que leurs notables jugent tel ; de fait, nombre de ceux qui se réclament de l’islam jugent encore selon des coutumes qu’Allah n’a jamais révélées. »