Et la négation de la foi à l’égard de celui qui ne juge pas d’après ce qu’Allah a révélé montre que le fait de soumettre les litiges à la loi d’Allah relève de la foi, de la croyance et de l’adoration vouées à Allah ; le musulman se doit donc d’y adhérer. On n’applique donc pas la loi d’Allah uniquement parce que son application serait plus bénéfique aux gens ou garantirait mieux la sécurité : certains se limitent à cet aspect et oublient le premier. Or, Allah – exalté soit-Il – a blâmé celui qui ne se conforme à Sa loi que pour son propre intérêt, sans adoration pour Lui. Il dit : « Lorsqu’on les appelle vers Allah et Son Messager pour qu’il juge entre eux, voilà qu’une partie d’entre eux se détourne ; mais, si le droit est de leur côté, ils viennent à lui soumis. » [An-Nûr : 48-49]. Ces gens-là ne recherchent que ce qui concorde avec leurs passions ; tout ce qui les contredit, ils le délaissent, car ils ne se vouent pas à Allah en recherchant l’arbitrage de Son Messager – paix et bénédictions sur lui.
Le statut de celui qui juge autrement que selon ce qu’Allah a révélé : le Très-Haut dit : « Quiconque ne juge pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les mécréants. » [Al-Mâ’idah : 44]. Ce Verset noble indique que statuer autrement que selon ce qu’Allah a révélé est un kufr (mécréance). Parfois, ce kufr est majeur et fait sortir de la communauté ; d’autres fois, il est mineur et n’en exclut pas.