ou le recherche, mue par ses passions et ses convoitises, a retiré de son cou le joug de l’islam et de la foi, quand bien même il se dirait croyant. Allah – exalté soit-Il – a blâmé ceux qui suivent cette voie et a démenti leur prétention à la foi, car l’expression « ils prétendent » implique ici la négation de leur croyance : en arabe, on emploie généralement ce verbe à propos de celui qui avance une affirmation mensongère, contraire à ce qu’elle exige et démentie par ses actes.
Cette idée est confirmée par la parole du Très-Haut : « alors qu’il leur a pourtant été ordonné de mécroire en lui » [An-Nisâʼ : 60], car le rejet de la tâghût (toute idole ou fausse divinité) constitue un pilier du tawḥîd (l’unicité). Il en est de même dans le verset de la Vache (1) : à défaut de ce pilier, nul n’est véritablement monothéiste. Or le tawḥîd est le fondement de la foi ; c’est grâce à lui que toutes les œuvres deviennent valides et qu’elles se corrompent lorsqu’il fait défaut, comme l’énonce clairement cette Parole : « Quiconque renie la tâghût et croit en Allah a saisi l’anse la plus solide » [Al-Baqarah : 256]. En effet, se soumettre à l’arbitrage de la tâghût revient à croire en elle (2).