ni pour une école juridique ni en faveur d’un imâm. Et cela vaut pour les instances judiciaires et les différends touchant l’ensemble des droits, non pas seulement le statut personnel comme c’est le cas dans certains États qui se réclament de l’islam — car l’islam est un tout indivisible. Allah, exalté soit-Il, dit : « Ô vous qui croyez ! Entrez pleinement dans l’islam. » [2:208] Et Il dit encore : « Croyez-vous donc à une partie du Livre et rejetez-vous l’autre ? » [2:85]
De la même manière, les adeptes des différentes écoles doivent rapporter les propos de leurs imâms au Livre et à la Sunna : ce qui les confirme, ils l’acceptent ; ce qui leur est contraire, ils le rejettent, sans fanatisme ni parti pris. Cela est d’autant plus impérieux en matière de croyance : les imâms — qu’Allah leur fasse miséricorde — l’ont tous recommandé, et tel est leur madhhab à l’unanimité. Celui qui s’en écarte n’est donc pas leur véritable suiveur, même s’il se réclame d’eux. Il appartient plutôt à ceux au sujet desquels Allah a dit : « Ils ont pris leurs savants et leurs moines pour des seigneurs en dehors d’Allah, ainsi que le Messie, fils de Marie. » [9:31] Ce verset ne concerne pas uniquement les chrétiens ; il englobe quiconque agit de la même manière. Quiconque donc contrevient à l’ordre d’Allah et de Son Messager ﷺ en jugeant entre les gens autrement que selon ce qu’Allah a révélé, ou