demeuraient encore attachés à la religion d’Abraham (sur lui la paix), jusqu’à ce qu’ʿAmr ibn Luḥayy al-Khuzāʿī survînt. Celui-ci altéra alors la religion d’Abraham et introduisit les idoles dans la péninsule arabique, plus particulièrement dans le Ḥijâz ; on les adora en dehors d’Allah et le polythéisme se répandit dans cette terre sacrée et dans les contrées voisines, – jusqu’à ce qu’Allah envoya Son Prophète Muḥammad, sceau des prophètes (paix et salut sur lui). Il appela les gens à l’unicité et au suivi de la voie d’Abraham, et lutta pour Allah comme il se doit, si bien que la croyance au tawḥîd (l’unicité) et la voie d’Abraham furent restaurées ; il brisa les idoles et Allah paracheva par lui la religion, complétant ainsi Sa grâce pour les mondes.
Les générations d’élite, au début de cette communauté, suivirent son chemin, jusqu’à ce que l’ignorance se propageât aux époques tardives et que s’y infiltrent des éléments venus d’autres religions. Le polythéisme fit alors son retour chez nombre de membres de la communauté, sous l’influence des prédicateurs de l’égarement et de la construction d’édifices sur les tombes : on en vint à magnifier les saints et les vertueux, prétendant les aimer, au point d’élever des mausolées sur leurs sépultures. Ces tombeaux devinrent des idoles qu’on adore en dehors d’Allah par divers gestes cultuels : invocations, appels au secours, sacrifices, vœux adressés à leurs « maqâms ». Ils rebaptisèrent ce polythéisme « tawassul par les pieux » et « manifestation d’amour à leur égard », prétendant qu’il ne s’agissait pas d’un culte qu’on leur rendait ; et ils oublièrent que cela