pieux ; lorsqu’ils vinrent à mourir, leur peuple s’attrista de leur perte. Alors Satan leur souffla : « Dressez, dans les endroits où ils avaient l’habitude de s’asseoir, des monuments (anṣāb) et donnez-leur leurs noms. » Ils s’exécutèrent sans toutefois les adorer. Cependant, lorsque cette première génération disparut et que la science fut oubliée, ces monuments finirent par être adorés (1).
Lorsque Allah dépêcha Son Prophète Noé – sur lui la paix –, afin qu’il interdise l’association née de ces images érigées, son peuple refusa d’accueillir son appel et persista à vouer un culte à ces représentations devenues des idoles : « Et ils dirent : “N’abandonnez jamais vos divinités ; n’abandonnez ni Wadd, ni Suwāʿ, ni Yaghūth, ni Yaʿūq, ni Nasr.” » (sourate Nūḥ, verset 23).
Ces noms sont ceux des hommes dont on avait façonné les effigies à leur ressemblance pour raviver leur mémoire et les exalter.
Considère donc jusqu’où a conduit l’érection de ces monuments commémoratifs : au polythéisme et à l’opposition aux messagers, ce qui provoqua leur destruction par le déluge et leur réprobation auprès d’Allah et auprès des créatures. Cela montre la gravité de la représentation figurée et de l’installation des statues. C’est pourquoi le Prophète ﷺ a maudit