Chapitre IV – Clarification du jugement relatif à la vénération des statues et des monuments commémoratifs
Exposé du statut de la vénération des statues et des monuments commémoratifs
Le terme tamāthîl (statues) est le pluriel de timthâl : il désigne une représentation en trois dimensions façonnée à l’image d’un être humain, d’un animal ou de toute autre créature pourvue d’une âme. Quant au mot nuṣub, il signifiait à l’origine un repère, c’est-à-dire des pierres auprès desquelles les polythéistes immolaient des bêtes pour raviver le souvenir d’un chef ou d’une personnalité vénérée dont ces pierres portaient l’effigie.
Le Prophète ﷺ a mis en garde contre toute représentation d’êtres possédant une âme, et plus encore contre la représentation de figures éminentes : savants, rois, ascètes, commandants, dirigeants ou chefs d’État. Cette interdiction englobe aussi bien le dessin d’une image sur une toile, une feuille, un mur ou un vêtement, que la prise de vue au moyen de l’appareil photographique aujourd’hui répandu, ou la sculpture d’un modèle sous forme de statue.
Il ﷺ a, en outre, prohibé l’accrochage d’images sur les murs et assimilés, ainsi que l’érection de statues – y compris les monuments commémoratifs – car tout cela constitue une voie menant à l’association (shirk). En effet, le premier acte de polythéisme apparu sur terre eut pour cause la fabrication et l’installation d’effigies ; il y avait, parmi le peuple de Noé, des hommes