être observée à l’égard des tombes : ne pas bâtir dessus, ni y ériger de mosquées, car lorsque des coupoles y furent dressées et que l’on construisit alentour des mosquées et des sanctuaires, les ignorants en vinrent à croire que les défunts qu’elles abritaient pouvaient apporter un bien ou un mal, qu’ils secouraient celui qui les implorait et qu’ils pourvoyaient aux besoins de quiconque se réfugiait auprès d’eux. C’est ainsi qu’on leur présenta vœux et offrandes, jusqu’à ce qu’ils deviennent des idoles adorées en dehors d’Allah. Or le Prophète ﷺ a dit : « Ô Allah, ne fais pas de ma tombe une idole que l’on adore » (1). S’il formula cette supplication, c’est bien parce qu’un tel phénomène surviendrait auprès d’autres tombes que la sienne ; et, de fait, cela s’est produit dans de nombreuses contrées musulmanes. Quant à sa propre tombe, Allah l’a préservée par la bénédiction de son invocation ﷺ.
Il se peut certes que, dans sa mosquée, certaines infractions soient commises par des ignorants ou des superstitieux, mais ils sont incapables d’accéder à sa tombe ﷺ : celle-ci se trouve dans sa demeure et non dans la mosquée, et elle est entourée de murs, comme l’a exprimé l’érudit Ibn al-Qayyim ﵀ dans sa Nûniyya :
Le Seigneur des mondes exauça son appel,
L’entourant de trois enceintes de murs.