Ainsi, le Messager d’Allah ﷺ a interdit de prier en direction des tombes, tandis qu’eux prient auprès d’elles ; il a proscrit d’en faire des mosquées, alors qu’ils édifient sur les tombes des mosquées qu’ils appellent mashâhid (sanctuaires), les érigeant en rivales des maisons d’Allah. Il a interdit d’y allumer des lampes, et eux consacrent des fondations pieuses à l’entretien de lanternes qu’ils y font brûler. Il a défendu d’en faire un lieu de fête, mais eux les transforment en fêtes et en rites, s’y rassemblant comme ils le feraient pour les deux ‘îd – voire en plus grand nombre.
Il a, en outre, ordonné de les aplanir. Muslim rapporte en effet dans son Sahîh, d’après Abû al-Hayyâj al-Asadî : ʺ‘Alî ibn Abî Tâlib ﵁ me dit : « Ne voudrais-tu pas que je t’envoie accomplir la mission pour laquelle le Messager d’Allah ﷺ m’a envoyé ? Ne laisse aucune image sans l’effacer, ni aucune tombe élevée sans la niveler. »ʺ Dans ce même recueil, Muslim rapporte encore d’après Thumâma ibn Shufayy : ʺNous étions avec Fadâla ibn ‘Ubayd dans le pays des Byzantins, à Rhodes. L’un des nôtres mourut ; Fadâla ordonna alors que sa tombe fût nivelée, puis il déclara : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ enjoindre qu’on les aplatisse. »ʺ (1)
Or ces gens vont jusqu’à contredire avec acharnement ces deux hadiths : ils surélèvent les tombes au-dessus du sol comme s’il s’agissait de maisons,