Aussitôt, il entreprit d’étaler sa prétendue puissance et déclara : « Toi et moi, enveloppons-nous dans une natte après avoir enduit nos corps de soufre. » Je rétorquai : « Eh bien, lève-toi ! », et je ne cessai de le presser de passer à l’acte. Il étendit alors la main, feignant d’ôter sa tunique. Je dis : « Pas avant que tu ne te sois lavé à l’eau chaude et au vinaigre. » Conformément à leur habitude, il simula la confusion et lança : « Que quiconque aime l’émir apporte du bois » — ou, dit-il, « une brassée de fagots ». Je repris : « Cela ne fait que perdre du temps, disperser l’assemblée et n’aboutit à rien. Allume plutôt une lampe ; j’y plongerai mon doigt et toi le tien après le lavage ; celui dont le doigt brûlera, qu’Allah le maudisse — ou, comme je l’ai dit, qu’il soit déclaré vaincu. » Lorsque j’eus prononcé ces paroles, il changea de couleur et s’humilia. — Fin de citation (1)
Le but de ce récit est de montrer que ces charlatans abusent les gens par de telles ruses secrètes.