et des supporters. Ceci relève d’une ignorance notoire de la religion, d’un laisser-aller coupable à l’égard du dogme et d’une porte ouverte aux imposteurs.
2 – La kahanah et la ʿirâfa : toutes deux consistent à revendiquer la connaissance de l’invisible et des réalités cachées, qu’il s’agisse d’annoncer ce qui surviendra sur terre, de révéler les événements à venir ou d’indiquer l’emplacement d’un objet perdu. Pour y parvenir, on se sert des démons qui dérobent subrepticement des bribes entendues dans le ciel. Le Très-Haut dit : « Voulez-vous que je vous apprenne sur qui descendent les démons ? Ils descendent sur tout imposteur pécheur ; ils tendent l’oreille, tandis que la plupart d’entre eux sont menteurs. » (Coran, 26 : 221-223)
En pratique, le démon subtilise une parole échangée entre les anges, la transmet à l’oreille du devin, puis celui-ci la mêle à cent mensonges ; les gens le croient à cause de cette unique parole venue des cieux. Or Allah est l’Unique détenteur de la science de l’invisible. Ainsi, quiconque prétend partager avec Lui quelque parcelle de cette science – par la kahanah ou tout autre moyen – ou croit celui qui le prétend, Lui associe un partenaire dans l’une de Ses prérogatives exclusives. La kahanah n’est jamais exempte d’association, car elle