Chapitre II – La sorcellerie, la divination et la voyance
La sorcellerie, la divination et la voyance constituent, toutes sans exception, des œuvres sataniques prohibées. Elles portent atteinte au credo ou le contredisent, car elles ne s’obtiennent qu’au moyen d’actes polythéistes.
1 – La sorcellerie : ce terme désigne toute opération dont la cause demeure cachée et subtile. On l’appelle ainsi parce qu’elle se réalise par des procédés invisibles, imperceptibles à l’œil : incantations, formules, paroles prononcées, potions ou fumigations. Elle correspond à une réalité concrète. Certaines formes agissent sur les cœurs et les corps : elles rendent malade, font mourir ou provoquent la désunion entre l’homme et son épouse ; ces effets surviennent par la volonté universelle et le décret d’Allah, bien qu’il s’agisse d’une œuvre diabolique. Dans la plupart des cas, on n’y parvient qu’en sombrant dans le shirk (l’associationnisme), en se rapprochant des esprits impurs par ce qu’ils affectionnent et en cherchant à les enrôler en les associant à Dieu. C’est pourquoi le Législateur divin l’a mise sur le même plan que le shirk, ainsi que l’a déclaré le Prophète ﷺ : « Écartez-vous des sept péchés mortels. — Lesquels, ô Messager d’Allah ? — L’association à Allah et la sorcellerie » (1).
La sorcellerie relève donc du shirk à deux titres :