Prétendre connaître le ghayb par la lecture de la paume, du marc de café ou tout autre procédé.
Par ghayb (l’invisible, ce qui est caché) on entend tout ce qui échappe aux hommes : les réalités futures ou passées qu’ils ne perçoivent pas. Cette science appartient exclusivement à Allah. Il dit : « Dis : “Nul, dans les cieux et sur la terre, ne connaît l’Inconnaissable en dehors d’Allah.” » [an-Naml : 65]. Seul Allah, exalté soit-Il, possède donc la science du ghayb.
Il arrive toutefois qu’Il en informe Ses messagers pour une sagesse et un intérêt déterminés. Ainsi déclare-t-Il : « Il détient la science du ghayb ; Il ne dévoile Son Inconnaissable à personne, sauf à celui qu’Il agrée parmi les messagers. » [al-Jinn : 26-27]. Autrement dit, nul n’a accès à quoi que ce soit du ghayb, hormis celui qu’Il a choisi pour porter Son message, auquel Il révèle ce qu’Il veut de l’invisible. Ces informations miraculeuses servent de preuve à la véracité de leur mission. Cette règle englobe aussi bien le messager angélique que le messager humain ; hors d’eux, personne n’y accède, le texte divin étant restrictif.
Par conséquent, quiconque revendique la connaissance du ghayb par quelque moyen que ce soit—en dehors des messagers qu’Allah a expressément exceptés—est un menteur et un mécréant, qu’il fonde sa prétention sur la lecture des lignes de la main, sur l’interprétation du marc de café ou sur toute autre pratique du même ordre.