Et les dispositions qui en découlent une fois l’apostasie établie sont les suivantes :
1 – On enjoint à l’apostat de se repentir ; s’il se repent et revient à l’islam dans un délai de trois jours, son repentir est accepté et on le laisse libre.
2 – S’il refuse de se repentir, il doit être mis à mort, conformément à la parole du Prophète ﷺ : « Quiconque change de religion, tuez-le » (1).
3 – Durant la période où on l’invite à se repentir, il est empêché de disposer de ses biens ; s’il se convertit de nouveau à l’islam, ils lui sont restitués. Dans le cas contraire, ses biens deviennent un butin versé au Trésor public (Bayt al-mâl) à compter de son exécution ou de son décès en état d’apostasie. Selon une autre opinion, ils sont affectés à l’intérêt des musulmans dès sa défection.
4 – Toute succession est rompue entre lui et ses proches : il ne leur hérite pas et ils ne lui héritent pas.
5 – S’il meurt ou est exécuté en état d’apostasie, on ne le lave pas, on ne prie pas sur lui et on ne l’enterre pas dans les cimetières musulmans ; on l’inhume dans un cimetière de mécréants ou on l’enfouit en terre en tout autre lieu distinct des cimetières musulmans.