On emploie le terme dalâl (l’égarement) dans plusieurs acceptions :
1 – Tantôt il désigne la mécréance. Allah – exalté soit-Il – dit : « Quiconque mécroit en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers et au Jour dernier s’est égaré d’un égarement manifeste. » (sourate an-Nisâ’, 4 : 136)
2 – Tantôt il renvoie au polythéisme. Allah dit : « Quiconque associe des divinités à Allah s’est égaré d’un égarement profond. » (sourate an-Nisâ’, 4 : 116)
3 – Il peut également s’appliquer à une opposition doctrinale sans équivaloir à la mécréance ; on dit par exemple : « les groupes égarés », c’est-à-dire dissidents.
4 – À d’autres moments, il signifie l’erreur. Ainsi Moïse (sur lui la paix) déclara : « Je l’ai donc fait alors que j’étais du nombre des égarés. » (sourate ash-Shuʿarâ’, 26 : 20)
5 – Enfin, il peut exprimer l’oubli, comme dans cette parole d’Allah : « Si l’une d’elles s’égare, l’autre le lui rappellera. » (sourate al-Baqara, 2 : 282)