2 – Une jâhiliyya propre à certains États, à certaines régions et à certaines personnes ; celle-ci demeure encore. Ainsi se manifeste l’erreur de ceux qui, à notre époque, généralisent le terme et disent : « la jâhiliyya de ce siècle », ou d’autres formules semblables. Il convient plutôt de dire : « la jâhiliyya de certains habitants de ce siècle » ou « de la plupart des habitants de ce siècle ». Une telle généralisation n’est ni exacte ni permise, car la mission du Prophète ﷺ a fait disparaître la jâhiliyya générale.
2 – Le fasq : d’un point de vue linguistique, fasq signifie « sortir » ; en terminologie religieuse, il désigne la sortie de l’obéissance à Allah. Cela inclut la sortie totale — on qualifie alors le mécréant de fâsiq — et la sortie partielle, de sorte que le croyant auteur d’un péché majeur est également appelé fâsiq.
Le fasq est donc de deux sortes : un fasq qui expulse de la religion, c’est-à-dire la mécréance. Ainsi, le mécréant est appelé fâsiq. Allah mentionne Iblis : « Il se soustrait à l’ordre de son Seigneur » (sourate al-Kahf, 18 : 50) ; ce fasq constituait pour lui un acte de mécréance. Et Il dit encore : « Quant à ceux qui se sont adonnés au fasq, leur refuge sera le Feu » (sourate as-Sajda, 32 : 20).