tel le judaïsme et le christianisme : tout cela relève de la jâhiliyya, et c’était là la jâhiliyya générale. Après la mission du Messager ﷺ, la jâhiliyya peut apparaître dans un pays plutôt qu’un autre, comme c’est le cas dans les territoires des mécréants ; elle peut toucher un individu sans toucher son voisin : l’homme qui n’a pas encore embrassé l’islam se trouve en jâhiliyya, fût-il installé en terre d’islam. Quant à une époque prise dans son ensemble, il n’existe plus de jâhiliyya après l’envoi de Muḥammad ﷺ, car il y aura toujours, jusqu’à l’Heure ultime, un groupe de sa communauté clairement établi sur la vérité. La jâhiliyya « limitée » peut néanmoins se lever dans certaines contrées musulmanes et chez de nombreux musulmans, comme l’a dit le Prophète ﷺ : « Quatre traits de ma communauté relèvent de la jâhiliyya » (1), et comme il déclara à Abû Dharr : « En toi subsiste un relent de jâhiliyya » (2), et d’autres paroles du même ordre (3). — Fin de citation.
En résumé, la jâhiliyya se rapporte au jahl (ignorance), c’est-à-dire à l’absence de science, et elle se divise en deux catégories :
1 – la jâhiliyya générale, qui correspond à l’état antérieur à la mission du Messager ﷺ et qui a pris fin avec son avènement.