Cinquième subdivision : la mécréance de l’hypocrisie ; la preuve en est la parole d’Allah : « C’est parce qu’ils ont d’abord cru, puis ont mécru ; leurs cœurs ont alors été scellés et ils ne comprennent plus. » (sourate al-Munâfiqûn 63 : 3)
Deuxième catégorie : la mécréance mineure qui n’exclut pas de la communauté, à savoir la mécréance pratique. Il s’agit des fautes que le Livre et la sunna qualifient de « mécréance » sans atteindre le degré de la mécréance majeure — par exemple l’ingratitude envers les bienfaits d’Allah évoquée dans cette parole divine : « Allah propose en exemple une cité qui était paisible et en sécurité ; sa subsistance lui venait en abondance de partout, puis elle se montra ingrate envers les bienfaits d’Allah… » (sourate an-Naḥl 16 : 112).
Relèvent aussi de cette mécréance pratique : le combat contre un musulman, mentionné dans cette parole du Prophète — paix et salut sur lui : « Insulter un musulman est une turpitude et le combattre est une mécréance. » (1) Ainsi que dans son autre parole : « Ne redevenez pas, après moi, des mécréants, vous frappant les uns les autres au cou. » (2) Il en est de même du serment prêté par autre qu’Allah, selon sa parole — paix et salut sur lui : « Quiconque jure par autre qu’Allah a certes commis un acte de mécréance ou d’association. » (3) Allah considère donc que l’auteur d’un grand péché demeure croyant,