En conclusion, disons que les innovations religieuses (bidʿa) sont l’antichambre de la mécréance. Elles constituent un ajout à la religion qu’Allah et Son Messager n’ont jamais prescrit, et la bidʿa est plus grave qu’un grand péché. Satan s’en réjouit davantage qu’il ne se réjouit des péchés majeurs, car le pécheur commet sa faute en sachant que c’en est une, puis il s’en repent, alors que l’innovateur pratique son innovation en la tenant pour un acte de culte qui le rapproche d’Allah, et, de ce fait, il ne s’en repent pas. Les innovations anéantissent la sunna, font détester à leurs adeptes la mise en pratique de la sunna ainsi que les gens qui y sont attachés. La bidʿa éloigne d’Allah, attire Sa colère et Son châtiment, et entraîne la déviation et la corruption des cœurs.
Quant à la conduite à tenir envers les innovateurs : il est interdit de rendre visite à l’innovateur ou de s’asseoir en sa compagnie, sauf dans l’intention de le conseiller et de réprouver son acte, car sa fréquentation nuit à celui qui le côtoie et propage son hostilité autour de lui. Il faut mettre les gens en garde contre eux et contre leur mal lorsqu’il n’est pas possible de les maîtriser et de les empêcher de pratiquer leurs innovations ; à défaut, il incombe aux savants musulmans et aux détenteurs de l’autorité d’interdire les innovations, de maîtriser les innovateurs et de les dissuader de leur mal, car